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Sur fond de crise : De nouvelles attaques contre notre protection sociale solidaire

Par UF - 19/06/2009

Depuis quelques jours, et comme par hasard, après les élections européennes, le gouvernement multiplie les petites phrases sur le déficit record de la Sécurité Sociale et les mesures pour y remédier.

Annonce par Hortefeux et Fillon d’un possible recul de l’âge de départ à la retraite à 67 ans.

Annonce par Woerth du projet de généralisation du contrôle des arrêts de travail par des médecins payés par l’employeur, sans aucune réflexion sur les causes de la progression des maladies, ni leur lien avec les conditions de travail de plus en plus difficiles.

Au congrès de la Mutualité (FNMF) début juin, Sarkozy avait annoncé qu’il souhaitait donner un rôle plus important aux complémentaires dans la prise en charge des soins, notamment pour les patients en affections de longue durée (ALD). En clair, cela signifie aller vers des déremboursements par la Sécurité Sociale au bénéfice des assurances privées avec à terme une dégradation de la santé des plus démunis.

Le gouvernement profite de la crise pour faire passer ses mauvais coups. Pour SUD, les assurés sociaux et les salariés ne sont pas responsables de la crise.
Alors que le gouvernement persiste dans ses choix politiques au service des riches et des patrons, ce sont encore les assurés sociaux et les malades qui vont trinquer.

Alors que c’est justement au moment où la crise met en difficulté de plus en plus de nos concitoyens que nous avons besoin d’une protection sociale solidaire, le gouvernement veut utiliser la baisse des recettes de la Sécurité Sociale pour diminuer encore nos droits. Rappelons que cette situation est le résultat de la diminution de la masse salariale engendrée par la destruction de milliers d’emplois (L’INSEE annonce pour 2009 un bilan total des destructions d’emplois de 592.000, le chômage augmenterait ainsi de 2,5 points en un an pour passer la barre des 10% fin 2009 soit son plus haut niveau depuis 1999) et la hausse du chômage partiel exonéré de cotisations patronales (183 000 salariés ont subi du chômage partiel au premier trimestre 2009).

SUD dénonce ces annonces du gouvernement qui visent à préparer l’opinion publique à des attaques contre la protection sociale durant l’été.

Sud Protection Sociale refuse toute mesure allant dans le sens d’un recul de l’âge de la retraite et d’une baisse de la prise en charge par l’assurance maladie. Sud appelle le mouvement social à réagir face à ces attaques contre notre système solidaire de protection sociale.

- SUD Protection Sociale -